L’os de Lebombo

Dans les montagnes du Lebombo entre l’Afrique du sud et le Swaziland, on a découvert durant les années 70 un péroné de babouin très particulier. Les datations faites révèlent que cet objet date de 35 000 à 37 000 avant J. C. C’est le fameux « Os de Lebombo » qui possède 29 encoches faites volontairement par l’homme et qui présentent d’étroites similitudes avec les bâtonnets servant de calendrier encore utilisés par les Bushmen de Namibie.

Cet os témoigne de l’existence d’un système de comptage très sophistiqué qui permettait à l’homme de maîtriser le temps (phases de la lune…). C’est la première trace visible de l’émergence de calculs dans l’histoire de l’humanité, comme en témoigne le chercheur anglo-saxon Richard Mankiewicz :

« Le plus ancien témoignage de calcul numérique a été exhumé au Swaziland en Afrique Australe. Il date d’environ 35 000 ans av. J. C. et consiste en un péroné de babouin portant 29 encoches nettement visibles« .

L’os d’Ishango

PRESENTATION PUBLIQUE DE L'OS ISHANGO, EXPOSITION SCIENTIFIQUE - BELGIQUE - 2001

Un autre objet renforce cette primauté africaine : c’est l’Os d’Ishango. Découvert par un géologiste belge du nom de Jean de Heinzelin de Braucourt, il est aujourd’hui entreposé au 19ème étage de l’Institut Royale des Sciences Naturelles de Belgique dans la ville de Bruxelles. Cette découverte a fait la renommée du chercheur belge qui avant, avait effectué des recherches en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique. Mais c’est en Afrique, en 1950, en plein Congo Belge, qu’il a fait la découverte de sa vie.

JEAN DE HEINZELIN DE BRAUCOURT

Sur le site d’Ishango, à 15 km de l’Equateur sur l’une des rives du lac Edward, il a découvert un os particulier d’une longueur de 10 cm, datant de 25 000 ans av. J. C., qui révèle que l’homme se livrait déjà en Afrique une activité scientifique de haut niveau.

Cet objet, figure officieusement dans le « hall of fame » des découvertes archéologiques mondiales. Il met en relief la précocité du génie africain qui a guidé les premiers Homo Sapiens Sapiens Africanus, génie qui aboutira à la création de la civilisation Egypto-Nubienne en Afrique.

OS D'ISHANGO

Source: Africamaat

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Nabta Playa

avril 18, 2008

On désigne sous le nom de Nabta Playa une ancienne peuplade noire d’origine nubienne, qui, au -IXe millénaire, descend d’abord le Nil pour s’en éloigner ensuite, colonisant des sites sahariens beaucoup moins arides qu’aujourd’hui.

Cette population nubienne a donné son nom à un site préhistorique situé au sud de l’Égypte (en Haute-Égypte, à 100 km à l’ouest d’Abou Simbel), avec pour position approximative: Latitude 22° 32′ 00″ Nord; Longitude 30° 42′ 00″ Est. Ce site qui occupe une dépression située en plein désert de Nubie (partie orientale du Sahara) semble avoir été actif du IXe au Ier millénaire avant notre ère. Ce site se trouvait sur l’ancienne piste caravanière qui reliait Abou Simbel à Bir Kiseiba et au-delà.

Ce site, bien conservé par les conditions désertiques du climat, offre un grand intérêt pour plusieurs disciplines : anthropologie, archéologie, préhistoire, égyptologie, agriculture, etc.

Sur ce site a été découvert, outre des silex et poteries, un important champ mégalithique vieux de 6 000 à 6 500 ans, soit 1 000 ans de plus que Stonehenge (Wiltshire, Angleterre) contemporain avec le cercle de Goseck en Allemagne. Il s’agit d’un monument à vocation astronomique ; on pourrait parler d’un « observatoire de pierre ». En effet, cinq mille ans avant notre ère, le peuple de Nabta Playa a édifié le plus ancien mégalithe à vocation astronomique connu. Des recherches récentes ont montrées qu’il s’agissait d’un calendrier préhistorique marquant précisément le solstice d’été.

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Nabta_Playa

Nabta Playa

Source: http://farm3.static.flickr.com/2358/1499528156_1f5aec392c_o.jpg